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LE PÉCHÉ, VOUS DIS-JE!

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 02/08/2011 20:01:38    Sujet du message: LE PÉCHÉ, VOUS DIS-JE! Répondre en citant

Pourquoi le sens du péché s'est tant amenuisé aujourd'hui?

Au début du siècle dernier, les chrétiens vivaient dans la crainte du péché mortel et de l'enfer. Les temps ont bien changé. Aurjourd'hui, rares sont ceux qui se confessent régulièrement. Comment expliquer cette désaffection?

Oui, le sens du péché a bel et bien diminué. Jamais les moeurs n'ont été pures. Mais la conscience réagissait. Louis XV avait des maîtresses, mais il se savait pécheur. Aujourd'hui, les écarts de conduite des grands de ce monde nous font tout au plus sourire. Il faut vraiment commettre de très grosses bêtises pour que les gens soient offusqués.

Quelles sont les raisons de cette diminution du sens du péché dans la culture contemporaine? Il y en a deux. La première, c'est l'impact des sciences humaines. Elles nous prouvent, statistiques à l'appui, que nous sommes extrêmement conditionnés par toute une série de facteurs psychologiques et sociologiques qui ne dépendent pas de nous. D'où la tentation de penser que nous ne sommes pas suffisamment libres pour commettre des péchés. Au lieu de dire: "C'est ma faute, ma très grande faute!", nous devrions dire: "C'est la faute de mon grand-père qui a conditionné ma mère, laquelle m'a conditionné à son tour!" Les sciences humaines ont raison de mettre à jour les conditionnements qui expliquent une bonne partie de nos comportements déviants et qui souvent les excusent. Il est évident que celui qui aura manqué de tendresse maternelle ou paternelle dans son enfance aura, par la suite, une fâcheuse tendance à râler tout le temps. Le gourmand, dira-t-on encore, est peut-être celui qui a mal vécu son sevrage. Celui qui souffre d'un complexe d'infériorité éprouve souvent le besoin de se vanter exagérément ou d'écraser les autres pour se prouver à lui-même qu'il n'est pas si mauvais que cela, etc...

Alors, comment soutenir que nous sommes libres, et par conséquent capables de pécher, au sein de tous ces conditionnements, sans remettre en question l'acquis des sciences humaines? Tout simplement en aidant les uns et les autres à prendre conscience que, tout au long de leurs journées, ils sont capables de poser de véritables actes libres. Combien de fois je peux sentir qu'il dépend de moi de me mettre au travail au lieu "de me la couler douce", de m'intéresser vraiment à mon interlocuteur au lieu de continuer à ruminer mes problèmes personnels, de me taire au lieu de me laisser aller à "déblatérer" sur mon prochain.

Dans un acte libre, je me conditionne moi-même, je m'oblige à faire des choses que je n'ai pas forcément envie de faire au point de départ ou je me laisse aller. Bref, il est important d'aider les jeunes et les moins jeunes à réaliser qu'ils possèdent cette merveilleuse capacité de maîtriser ou non leurs pulsions et que le péché consiste précisément à dénaturer l'usage de cette liberté: "à faire le mal que je ne voudrais pas, comme dit Saint Paul, et à ne pas faire le bien que je voudrais faire" (Rm 7, 15. Nous pourrions reprendre l'habitude de vérifier à la fin d'une journée, les victoires et les défaites que nous avons connues en cours de route.

Oui, il y a des moments, dans notre vie, où nous faisons une expérience plus vive de notre liberté et, par conséquent, de notre possibilité de faire le bien ou de faire le mal... Ce sont notamment les moments où j'ose être sincère avec moi-même, où je sors de ma mauvaise foi, où, au lieu de m'aveugler sur moi-même, j'ose me voir tel que je suis. [...] Bref,nous pouvons découvrir qu'au sein de nos conditionnements, il nous reste la faculté de dire oui ou non aux suggestions de notre espritt ou de notre affectivité, la faculté d'obéir ou non à notre conscience.

La seconde raison de la diminution du sens du péché: l'influence de la pensée de Nietzsche sur la culture contemporaine. Pour lui, les Apôtres n'ont pas compris le message que Jésus voulait leur transmettre. Selon lui, Jésus aurait voulu leur faire comprendre qu'ils devaient se débarrasser, une bonne fois pour toutes, du sens du péché si présent dans la mentalité juive du temps.

(Auteur: Père Pierre Descouvemont: Revue "Il est vivant!" février 2009, p. 16-17).
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MessagePosté le: 02/08/2011 20:01:38    Sujet du message: Publicité

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