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ABRAHAM, LE PÈRE DES CROYANTS.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 25/10/2012 20:48:26    Sujet du message: ABRAHAM, LE PÈRE DES CROYANTS. Répondre en citant

"Le père des croyants": ainsi appelle-t-on Abraham dans le judaïsme, le christinisme et l'islam. Mais pourquoi une telle paternité? De quelle foi s'agit-il? Selon la tradition juive, son père était idolâtre et fabricant d'idoles. Abram, le fils aîné, détruisit les idoles de son père. Depuis longtemps, il croyait secrètement en un Dieu unique, créateur et personnel. Au bout de 75 années, l'Éternel lui adressa l'appel suprême:"Va, pour toi, hors de ton pays, de ta parenté, de la maison de ton père, vers le pays que je t'indiquerai". C'est ici que mon expérience spirituelle , ma foi, ma prière s'éclairent. Celui qui est à l'origine du monothéisme a dû commencer par vivre une rupture: quitter son pays, sa parenté, la maison de son père. L'ordre de ces trois départs m'indique qu'il s'agit de ruptures spirituelles auxquelles tous les croyants sont conviés.

Abram quitte tout pour suivre Dieu sans savoir jusqu'où, mais en acceptant de marcher, avec juste la lumière qu'il faut pour faire le pas suivant. Quelle école de "lâcher prise" que de suivre le patriarche!

Abram signifie "père élevé". Mais il va recevoir un autre nom: Abraham, "père d'une multitude", au moment même où il reçoit le signe de l'alliance: la circoncision. Le voilà parvenu à un point de non retour (car jamais le texte biblique ne le nommera Abram), prêt à assumer sa paternité. C'est dans sa chair qu'Abraham et sa descendance porteront le signe de l'alliance. Et voilà que ce couple âgé et stérile peut mettre au monde l'enfant de la promesse, celui par qui Abraham deviendra père d'une multitude. Ce fils tant attendu, cette promesse tant de fois annoncée, la voici réalisée (Gn 21). Abraham n'a pas attendu moins de 25 ans depuis l'annonce de cette promesse. Quel exemple de patience! Il nous donne une clef pour comprendre. Ses 25 années d'attente ne signifient pas tant que Dieu soit lent ou indécis, que le couple ne soit pas encore prêt. En réalité, c'est Dieu qui attend, qui nous attend, pour nous combler de bénédictions.

Abraham n'est pas irréprochable en tout, et cela nous le rend plus accessible, plus proche. Sa foi n'est pas absolument parfaite. En Genèse 15 (2-3), Abram exprime son inquiétude. Dieu lui avait pourtant bien promis, mais il dit:"Mon Seigneur, que me donneras-tu? Je suis sans enfant(...), voici que Tu ne m'as pas donné de descendance et qu'un des gens de ma maison héritera de moi". Au point que Dieu est obligé de préciser, de réitérer sa promesse.

Une autre faiblesse d'Abram apparaît lorsqu'il ment, par peur, et demande à Sarah de se faire passer pour sa soeur. Peur légitime sans doute qui, loin de nous scandaliser, nous rassure plutôt.

On se sent moins écrasé par la grandeur de notre père dans la foi.

Puis, il y a l'épreuve, entre toutes, qui a un air de famille avec le premier appel. "Va, pour toi, au pays de Moriah" (Gn 22, 2). Il ne s'agit plus ici de renoncer à ses parents, mais à son fils, son unique sur qui repose toute sa promesse. Dieu serait-il absurde? Se plairait-il à faire souffrir? Ces questions ne furent-elles pas celles d'Abraham? Comment discerner avec la même confiance dans le "pour toi", qu'il y va de mon bonheur et non de mon malheur? En regardant de près, nous voyons que "fils unique" ne s'accorde pas avec le nouveau nom de "père d'une multitude". Il y a donc une dernière purification à vivre. Ce n'est pas le fils qu'il s'agit de sacrifier, mais le lien possessif du père au fils. Cette fois, Abraham est prêt. son coeur s'est élargi aux dimensions de l'humanité, la multitude des nations peut le reconnaître comme père, car le voici en accord total avec son identité, sa vocation.[...]

(Sandrine Caneri: Revue "Prier", avril 1997, p. 22-23).
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MessagePosté le: 25/10/2012 20:48:26    Sujet du message: Publicité

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