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LE FRÊLE VIEILLARD QUI AIME TANT ST-JOSEPH.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 31/10/2012 16:36:26    Sujet du message: LE FRÊLE VIEILLARD QUI AIME TANT ST-JOSEPH. Répondre en citant

Alfred naît dans le rang Grand-Bois de Saint-Grégoire d'Iberville, au Canada, le 9 août 1845, fils d'Isaac Bessette, bûcheron, et de Clothilde Foisy. Le père meurt le 25 février 1855, victime d'un accident en forêt alors qu'Alfred n'a que 9 ans; la famille Bessette réside à Farnham, au Québec à cette époque. La mère meurt de tuberculose, le 20 novembre 1857. Une tante maternelle, Rosalie Foisy-Nadeau, héberge l'orphelin de 12 ans de 1857 à 1860 à Saint-Césaire, toujours au Québec. Il "marche au catéchisme" et fait sa première communion à 12 ans; il reçoit la confirmation de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe, le 7 juin 1858.

Il cherche à s'initier à divers métiers, mais aucun ne lui offre un avenir assuré, en raison de ses nombreux problèmes de santé et de sa "petite constitution". Il exerce ensuite divers métiers dans les environs à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Waterloo et à Chambly. En 1862, il est de retour à St-Césaire comme apprenti boulanger et cordonnier. Ces multiples expériences de travail n'améliorent pas son état; selon les témoins de cette période de sa vie, il ne "digère rien", mais "prie tout le temps". Malgré sa santé fragile, il se prive de dessert et porte à la ceinture une ceinture de cuir avec des pointes de fer. Ses stations à genoux sont longues, fréquentes et intenses; on le trouve souvent les bras en croix devant le crucifix, à l'église, dans sa chambre ou dans une grange.

De 1863 à 1867, Alfred émigre aux États-Unis pour travailler dans les filatures de coton. Pendant son séjour aux États-Unis, Alfred apprend à parler l'anglais, lui qui ne sait pratiquement pas lire et peut à peine signer son nom. En 1867, Alfred Bessette est de retour au Canada, à Sutton. Il demeure quelques temps chez le curé de Farnham, l'abbé Édouard Springer: soin du cheval, travail au jardin et petites besognes physiques de la cure. Après le départ du curé Springer, Alfred retourne à St-Césaire et loge chez le maire, Il rend visite au curé, l'abbé André Provençal: celui-ci est frappé par le dévouement et la générosité du jeune Alfred et décide de le présenter à la Congrégation de Sainte-Croix de Montréal. Il écrit une lettre au Père Maître des novices: "il envoie un saint à sa communauté".

Le 22 novembre 1870, Alfred entre au Noviciat. Quand on lui demande de choisir un nom de religieux, il prend celui d'André en l'honneur de l'abbé André Provençal: il sera désormais le "Frère André". On lui confie la fonction de portier du collège; il reste en charge pendant 40 ans, jusqu'à la mi-juillet 1909. Il fait un noviciat plus long que prévu, soit 3 ans; on hésite à l'accepter dans la communauté à cause de ses problèmes de santé et de son éducation restreinte. Mgr Bourget intervient en sa faveur. Le 22 août 1872, Frère André fait profession et deux ans plus tard, le 2 février 1874, il s'engage à perpétuité. Une fois devenu religieux, ses Supérieurs sont étonnés de découvrir qu'au long des années une vie intérieure toute simple, mais vigoureuse et généreuse marque en profondeur la personne du Frère André. Le jour de sa profession religieuse, il fait un don total de sa personne au Seigneur. De plus, une marque spéciale de sa spiritualité s'affirme déjà au début de sa vie religieuse: une imitation amoureuse de saint Joseph. Il est pour Frère André non seulement un modèle mais un ami; en retour de cette amitié, saint Joseph va faire du Frère André son prophète à Montréal.

Des visiteurs reçus au parloir confient leurs problèmes au Frère André et se recommandent à ses prières. Frère André prie avec ces personnes, leur remet une médaille de saint Joseph et quelques gouttes de l'huile d'olive qui brûle devant la statue de saint Joseph. Il conseille de se frictionner avec cette huile. Des personnes de plus en plus nombreuses déclarent être guéries ou soulagées à la suite de ces rencontres. La direction du Collège Notre-Dame s'inquiète du flot croissant de visiteurs. Des parents, des confrères et le médecin du Collège dénoncent aux autorités religieuses et sanitaires de Montréal, la présence de nombreux malades à proximité des élèves du Collège. Certains qualifient Frère André de "charlatan".

Vers 1900, la Communauté des Pères de Saint-Croix demande au Frère André de recevoir les malades dans un abri, face au Collège. Frère André conduit ses "malades" devant une statue de saint Joseph, installée dans une niche sur le Mont-Royal, face au Collège. Peu à peu, un projet audacieux prend forme dans le coeur du Frère André: construire sur le Mont-Royal un sanctuaire dédié à saint Joseph, haut-lieu de prière, de foi et de rassemblement d'Église. Frère André le porte dans son coeur longtemps avant que soient posées les premières pierres. Il finit par obtenir l'autorisation de construire une petite chapelle. Grâce aux dons en argent et en nature - vases sacrés, vêtements liturgiques, cloche... - la chapelle est inaugurée le 16 octobre 1904.

L'afflux des pèlerins est tel qu'on doit agrandir la chapelle à quatre reprises de 1908 à 1912. À partir de juillet 1909, Frère André abandonne son poste de portier du Collège pour rencontrer les gens dans un petit bureau près de la chapelle. En 1913, sous la pression des laïcs et avec l'encouragement de Mgr Bruchési, les architectes Alphonse Venne et Dalbé Viau dessinent les plans de la future basilique. En 1917, on construit d'abord la crypte, qui peut contenir 1 000 personnes; en 1924, commence la construction de la Basilique, complétée finalement en 1967. Frère André reçoit de son ami saint Joseph, le don de guérisons. Il a beau répéter et répéter:"Je n'y suis pour rien, c'est saint Joseph qui fait tout", tout le monde sait qu'il faut passer par Frère André pour que saint Joseph entre en activité.

Sur un geste ou une parole du Frère André, les estropiés de tous genres reprennent leur alignement normal. Mais ce qu'on sait surtout, c'est que, pendant des années, des quantités de malades et d'handicapés défilent dans la salle d'attente, attenant au bureau du Frère André. Parfois, Frère André les exhorte sur un ton presque bourru:"Marchez, mais marchez donc, vous n'êtes qu'un beau paresseux!" "Mangez une bonne petite soupe et ça ira mieux". "Je vous le dis et vous redis que ce ne sont que des "accroires"; vous n'êtes pas malade!" Et parfois ces rencontre donnent lieu à des situations piquantes. Ainsi une dame engueule Frère André qui ne semble pas l'écouter; elle fait une sortie spectaculaire de son bureau avec force éclats de voix. Ce n'est qu'à la porte qu'elle réalise qu'elle porte sous son bras les béquilles qu'elle utilise depuis des années. On entend dans la bouche du Frère André une sorte de refrain:"Priez saint Joseph, priez saint Joseph!" Il distribue des médailles et une huile pour les onctions:"Ce sont là des moyens pour que saint Joseph pense à vous!" Il dit à Mgr Bruchési, archevêque de Montréal:"Je n'ai que ma grande dévotion à saint Joseph, c'est elle qui me guide et me donne entière confiance"

Frère André est un saint spécial fortement ancré dans la mentalité et la confiance pupulaires. Il meurt le 6 janvier 1937 à l'hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance de Ville Saint-Laurent, au Québec. Ce que les gens ont reconnu dans le Frère André, c'est son don total au Seigneur. Il a été canonisé le 17 octobre 2010.

(Samuel Baillargeon, rédemptoriste: Revue Sainte-Anne, Québec, sept. 2010, p. 16-17).
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MessagePosté le: 31/10/2012 16:36:26    Sujet du message: Publicité

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