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QUELQUES IMAGES DE L'ESPRIT SAINT.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 10/02/2013 20:14:14    Sujet du message: QUELQUES IMAGES DE L'ESPRIT SAINT. Répondre en citant

Le vent et le souffle:

L'image du vent ou du souffle est l'image de base, puisque le mot même que nous traduisons par "esprit" signifie "souffle". Il en est ainsi aussi bien en latin que dans les deux langues bibliques, l'hébreu et le grec. La différence, c'est le genre: le "spiritus" latin est masculin; le "pneuma" grec est neutre; la "ruah" hébraïque est féminine.

Le vent chasse les nuages, soulève la poussière du sol, il jette les graines au loin pour qu'elles poussent dans un sol neuf. Dans notre corps, le souffle apporte l'oxygène. L'esprit est mouvement, circulation, vie. Il s'oppose à ce qui est inerte.

Cela n'implique pas qu'il faille figer ce mot dans son étymologie, ni tout ramener au sens primitif: un mot s'enrichit au cours de l'histoire. Mais nous constatons que, dans le Nouveau Testament, le symbole naturel reste présent: Jésus transmet l'Esprit dans son dernier soupir; il souffle sur ses Apôtres pour leur donner le pouvoir sur les péchés; la Pentecôte débute par un bruit semblable à celui d'un grand vent.

Ne limitons pas le symbolisme de l'esprit au vent qui gonfle les voiles ou dérange ce qui est trop bien ordonné. L'esprit est aussi le souffle qui vient de l'intérieur. Ainsi l'homme est-il devenu ce qu'il est parce que Dieu lui a communiqué son haleine de vie. L'Esprit est en nous, il nous construit et nous guide de l'intérieur. Il est l'Hôte, le Maître intérieur.

La source:

Dans l'Ancien Testament, l'image de l'eau était utilisée pour dire la croissance de la végétation, le don de la vie. Le texte le plus clair est la prophétie d'Ézéchiel 47: une source coule du Temple vers l'Orient, c'est-à-dire vers la Mer Morte; elle y fait renaître la vie. Il faut avoir cette prophétie en mémoire pour comprendre ce que saint Jean veut nous dire en montrant l'eau coulant du côté du Christ, transpercé par la lance. L'Eau dont il s'agit n'est pas la mer dans laquelle on se noie. Elle n'est pas non plus un réservoir d'eaux dormantes; elle est une source. Une source a quelque chose de mystérieux: on la voit jaillir, mais on ne sait pas d'où elle vient. L'entretien avec la Samaritaine (4, 14) ou la promesse de l'eau vive ( 7, 37-39) vont dans ce sens. L'image de l'eau incite à voir une ressemblance entre l'Esprit et le Royaume: l'eau de l'Esprit jaillit de plus en plus abondfante, comme la graine du Royaume porte du fruit à cent pour un.

La colombe:

Parmi toutes les images de l'Esprit Saint, la colombe tient une place privilégiée. Nous la trouvons dans les représentations du baptême de Jésus. Nous la retrouvons plus tard chez les peintres de l'Annonciation, qui représentent l'Esprit par la venue de la colombe. À propos du baptême, le texte évangélique reste prudent: il dit que l'Esprit est descendu sur Jésus "comme une colombe".

La colombe renvoie sans doute à la fin du déluge: revenant à l'arche avec un brin d'olivier, elle annonce à Noé que le temps de la colère est achevé; une nouvelle alliance peut être conclue (Genèse 8, 6-22). La colombe réapparaît dans le Cantique des Cantiques, comme symbole de la bien-aimée, Israël: elle est signe de beauté et de désir, d'amour. Elle est utilisée par Isaïe:" Comme l'hirondelle, je pépie; je gémis comme la colombe" (Isaïe 38, 14).

Le feu et les langues:

Quand il annonce le baptême de celui qui "vient derrière lui", Jean-Baptiste parle d'un baptême "dans l'Esprit Saint et le feu" (Luc 3, 16). Le feu intervient déjà souvent dans l'Ancien Testament, dans des récits où Dieu se manifeste: lors de la conclusion de l'alliance avec Abraham ((Gen 15, 17); dans la scène du Buisson ardent (Exode 3, 2); au mont Sinaï, lors du don de la Loi (Deutéronome 4, 33); au désert, dans la colonne qui guide le peuple pendant la nuit (Nombres 14, 14). Classiquement, le feu est le signe de la subversion, soit qu'il détruise, soit qu'il sépare l'or des scories. L'extrême de cette action purificatrice est la géhenne de feu.

Dans l'Écriture, le feu est évidemment aussi une image de l'amour qui grandit dans les coeurs (Cantique 8, 6) comme dans toutes les littératures du monde.

Jésus annonce qu'il est venu pour allumer un feu sur terre et qu'il est impatient de le voir allumé (Luc 12, 49). Tout de suite après, il parle de son propre baptême.

Parmi toutes ces évocations suggérées par l'image du feu, c'est sans doute celle du don de la Loi sur le mont Sinaï qui est présente dans la scène de la Pentecôte. Le feu se répartit en langues pour que les Apôtres proclament les merveilles de Dieu. D'ailleurs, les disciples d'Emmaüs, quand ils commencent à comprendre, n'ont-ils pas le coeur "tout brûlant" (Luc 24, 32) ? Et n'est-ce pas par l'Esprit que Jésus leur "ouvre l'esprit"? (Luc 24, 45).

L'huile et le chrême:

Les rois d'Israël étaient sacrés par une onction d'huile. Le Messie attendu recevra en plénitude l'onction de l'Esprit: tel sera Jésus, qui reçoit du Père l'Esprit "sans mesure" (Jean 3, 34). Cependant, lui-même ne sera pas "oint" matériellement: sans doute les Évangiles veulent-ils ainsi faire comprendre que l'Esprit Saint n'a pas à venir en Jésus comme du dehors.

Les chrétiens, au contraire, seront marqués d'un sceau par l'Esprit de la Promesse (Éphésiens 1, 13): le signe en sera plus tard, dans la liturgie, l'onction avec l'huile sainte, le saint "chrême", qui est la marque des "chrétiens".[...] Ainsi jouent les images, les unes avec les autres. Aucune ne dit tout. Chacune doit être resituée, non seulement dans la culture biblique, mais aussi dans l'histoire du salut et les textes de l'Écriture qui lui donne son arrière-fond. Le langage symbolique qui a sa place principale dans la liturgie est particulièrement nécessaire quand il s'agit de l'Esprit Saint sur lequel s'exercent - et butent - toutes les logiques à courte vue.

(Revue "Fêtes et Saisons", août-sept. 1997, p. 8-10).
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MessagePosté le: 10/02/2013 20:14:14    Sujet du message: Publicité

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