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QUÉBEC, BERCEAU DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE AU CANADA.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 17/05/2013 19:24:29    Sujet du message: QUÉBEC, BERCEAU DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE AU CANADA. Répondre en citant

Pendant les 17e et 18e siècles, Québec était le centre de la Nouvelle France. À cette époque, le territoire englobait tout ce qui est aujourd'hui connu comme l'est du Canada, l'est des États-Unis, les Grands Lacs et la Louisiane.

On sait que Québec est le berceau de l'Église catholique au Canada. Retraçons les dates historiques de cette fascinante naissance. Les Récollets arrivent sur les rives du fleuve Saint-Laurent en 1615 et fondent un monastère près de la ville de Québec. Impuissants à recruter suffisamment de missionnaires, ils invitent les Jésuites à venir les assister. Subséquemment, Jean de Brébeuf et ses compagnons arrivent en 1625. Peu de temps après, les Jésuites mettent sur pied deux centres pour leurs actions évangéliques: un collège à Québec pour les habitants français et un autre à Sainte-Marie-des-Hurons sur la Baie Georgienne pour les Indiens. Les religieux s'éparpillent ensuite aux villages indiens avoisinants pour enseigner, baptiser et célébrer la messe. Ils croyaient que s'ils pouvaient enseigner et répandre la Bonne Nouvelle à de simples gens, il était possible de bâtir un État chrétien où les peuples pourraient vivre en paix et égalité. Ces célèbres Jésuites - Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Jean de Lalonde et René Goupil sont évidemment les premiers martyrs canadiens. En 1663, le premier séminaire est inauguré et l'année suivante, la première paroisse de la colonie est fondée. Mgr François de Laval, né dans le diocèse de Chartres en France devient le premier évêque du nouveau diocèse de Québec en 1674.

D'autres congrégations religieuses françaises envoient des hommes et des femmes en Nouvelle-France pour répandre la Bonne Nouvelle. Les Sulpiciens, les Ursulines, les Hospitalières de Saint-Joseph et les Augustines ouvrent des écoles, des hôpitaux et des séminaires. En 1642, Paul Chomedey-de-Maisonneuve fonde la ville de Montréal et Jeanne Mance inaugure le premier hôpital.

Les Sulpiciens arrivent à Montréal en 1657 et bâtissent l'église Notre-Dame et le Grand Séminaire. Deux importants ordres religieux canadiens sont créés: les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame par sainte Marguerite Bourgeoys, en 1658, et les Sœurs Grises par sainte Marguerite d'Youville, en 1737. Une subdivision de l'archidiocèse de Québec, le diocèse de Montréal est fondé en 1836. La foi catholique se propage à une vitesse extraordinaire.

Puis les Anglais arrivent. On connaît la suite. En 1759, le général James Wolfe défait le général Louis-Joseph de Montcalm à Québec sur les Plaines d'Abraham. Le cours de l'histoire change à jamais. Les instructions royales au général Murray, le premier gouverneur civil de la province était de n'accepter aucune Juridiction Ecclésiastique de Rome. Il devait également encourager la création d'écoles et d'églises protestantes. Or, cette résolution est rapidement renversée. Les Britannique cessent d'opprimer les Français de Québec, qu'ils désignaient alors comme le Bas-Canada, mais leur permettent de conserver leur langue, leur religion, leur culture, ainsi que leur système judiciaire. L'Église catholique continue donc de progresser. Plusieurs années plus tard, avec la reprise des droits des catholiques en Angleterre, l'Église se répand au Canada anglais. L'archidiocèse de Québec donne naissance, entre autres, au diocèse de Kingston en 1826, au diocèse de Charlottetown en 1829 et au diocèse de Halifax en 1842. Conséquemment, l'archidiocèse de Kingston est le plus ancien diocèse catholique anglophone au Canada. Il comprenait autrefois les diocèses de Hamilton, London, Saint-Catherines, Thunder Bay et Toronto. À Saint-Boniface sur la Rivière Rouge, les Oblats français débarquent en 1845. À leur arrivée, la mission religieuse de la Rivière Rouge inclus tout le territoire à l'ouest des Grands Lacs. Le 24 avril 1851, les huit premières provinces et vicariats sont créés. Arrivés à Saint-Boniface, le 25 août 1845, le Frère Alexandre Taché et le Père Pierre Aubert établissent les bases de la mission Oblate dans le Nord-Ouest qui deviendra l'ouest du Canada, les Territoires du Nord Ouest, le Yukon et la Colombie-Britannique. Le nombre d'Oblats présents au début augmentera très rapidement pour devenir le plus grand corps de membres masculins d'une congrégation religieuse dans l'ouest et le nord du Canada. Les Oblats sont surtout reconnus pour leur travail auprès des indigènes. Ouvrant des missions dans le plus de lieux possibles, ils s'impliquent également dans l'éducation en dirigeant des écoles industrielles et résidentielles. Ils fondent beaucoup de paroisses et jouent un rôle significatif en aidant les immigrants nouvellement arrivés tels que les Allemands, les Polonais et les Italiens. Graduellement, le clergé anglophone et les laïcs remplacent les Canadiens-français dans l'ouest. L'influence canadienne-française est désormais restreinte au Québec et aux enclaves de populations francophones de Saint-Boniface, Gravelbourg, Saint-Albert et quelques petites communautés dans l'Ouest canadien.

Depuis la fondation de Port-Royal jusqu'à la cruelle expulsion des Acadiens en 1755, les missionnaires catholiques qui oeuvraient en Nouvelle-Écosse venaient de France. Certains des premiers prêtres étaient des Jésuites. Puis les Pères Récollets sont débarquées et ont trimé dur pour convertir les Micmacs, les Indiens de la Nouvelle-Écosse. En 1632, les Frères Capucins arrivent de Paris. En 1801, le Père Edmund Burke, un prêtre irlandais qui est arrivé au Canada en 1786, quitte Québec pour sa mission à Halifax, qui à cette époque fait partie du diocèse de Québec et y demeure jusqu'à ce qu'un vicariat soit formé en 1817. Le Père Burke est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-Écosse en 1818, et occupe ce poste jusqu'à sa mort en 1820. Le vicariat est transformé en diocèse le 15 février 1842.

Durant la deuxième moitié du 18e siècle, les Irlandais et les Écossais envahissent les rives de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse. À cette époque, les Irlandais sont séparés des Canadiens-français par l'immense territoire entre les provinces. Les Irlandais constituent une minorité à Terre-Neuve et sont obligés de cacher leurs prêtres sans quoi leurs demeures seront incendiées. Au début du 19e siècle, ils deviennent majoritaires, mais sont quand même victimes de discrimination. En 1850, les catholiques triomphants de Terre-Neuve construisent une majestueuse cathédrale en signe de l'émergence celtique dans les provinces atlantiques du Canada. Au milieu du 19e siècle, les Irlandais et les Écossais mettent sur pied de nombreux diocèses. Ils brisent à tout jamais la suprématie des Canadiens-français sur l'Église catholique.

Les Église de l'Est ont également joué un rôle majeur dans le développement de l'Église catholique au Canada, particulièrement dans l'Ouest canadien. Par leur spiritualité ultra-montaine, les évêques Bourget, Fleming et Lynch donnaient l'illusion d'une vision romantique de l'unité catholique au pays. Or, à la fin du siècle, les immigrants allemands, ukrainiens, polonais et hongrois avaient commencé à défier la domination française et irlandaise et ont établi les bases pour bâtir une Église multiculturelle. Avec la création de la Conférence Canadienne Catholique durant la période après-guerre, ces différents groupes ont finalement été attirés vers une Église Canadienne plus unie.

Ainsi, en 2008, nous ne célébrons pas seulement les 400e anniversaire de la ville de Québec, mais également la naissance de l'Église catholique au Canada.

(Sylvie Malaborsa: Revue Sainte-Anne, sept. 2008, p. 357-358).
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MessagePosté le: 17/05/2013 19:24:29    Sujet du message: Publicité

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