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VATICAN II, PENTECÔTE DE L'ÉGLISE.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 29/05/2013 18:56:53    Sujet du message: VATICAN II, PENTECÔTE DE L'ÉGLISE. Répondre en citant

Le Concile Vatican II a, sans contredit, représenté l'événement marquant du XXe siècle et a conduit à un profond aggiornamento ou renouvellement de l'Église catholique. Il n'y a pas de doute que le Concile, vécu comme une nouvelle Pentecôte, allait libérer des énergies spirituelles de grande ampleur dont a bénéficié l'Église catholique.

Toutefois, il arrive que l'on entende des voix qui vont mettre en cause Vatican II et son héritage ou qui vont prétendre qu'il est aujourd'hui dépassé et qu'il faut tourner la page.

Et pourtant... Les turbulences récentes (en 2009) qui ont secoué l'Église catholique ont eu un aspect consolant: la manifestation, par le peuple chrétien, et par les évêques, de leur attachement à Vatican II. Nous faisons références ici à la déclaration de Mgr Wellington de la Fraternité Pie X, qui a nié la shoah. Les catholiques se sont réjouis que Vatican II ait clarifié les relations de l'Église catholique avec le judaïsme et que la liturgie post-conciliaire, notamment la prière du Vendredi-Saint, ait liquidé un héritage qui pouvait encourager des attitudes antisémites. On a été heureux alors de pouvoir s'appuyer sur l'enseignement si clair de Vatican II: "Du fait d'un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le Concile veut encourager et recommander entre eux la connaissance et l'estime mutuelle" [...]

En outre, l'Église qui réprouve toutes les persécutions contre tous les humains, quels qu'ils soient [...] déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d'antisémitisme qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs.

[...] Le devoir de l'Église, dans sa prédication, est donc d'annoncer la croix du Christ comme signe de l'amour universel de Dieu et comme source de toute grâce" (Nostra Aetate 4).

Voilà un exemple d'un enseignement évangélique pour notre temps et l'exemple d'une énergie spirituelle féconde qui nourrit encore l'Église catholique.

Dans les semaines qui ont suivi, nous avons encore été témoins des fruits de Vatican II lorsque plusieurs évêques ont invité un confrère brésilien à faire preuve de plus de sensibilité, de miséricorde et de compassion, bref à adopter une attitude pastorale et non seulement une approche juridique et légaliste des questions.

Cela nous renvoie encore à Vatican II et, en particulier, à l'indication que donnait le Pape Jean XXIII dans son discours d'ouverture du Concile. Celui-ci se posait deux questions:" Comment promouvoir la doctrine à notre époque" et " comment réprimer les erreurs"? À la première question, il répondait ainsi:

"Le XXIe Concile Œcuménique veut transmettre dans son intégrité, la doctrine catholique. Cependant, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n'étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque." Aussi, ajoutait-il, "Il faut que cette doctrine certaine et immuable, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque. En effet, autre est le dépôt lui-même de la foi, c'est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées. Il faudra attacher beaucoup d'importance à cette forme et travailler patiemment, s'il le faut, à son élaboration; et on devra recourir à une façon de présenter ce qui correspond mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral". Ainsi, Jean XXIII proposait aux évêques une autre manière de s'exprimer, ou de développer un style pastoral.

À la deuxième question, il répondait de cette manière:" L'Église n'a jamais cessé de s'opposer aux erreurs. Elle les a même souvent condamnées, et très sévèrement. Mais aujourd'hui, l'Épouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que, plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine". " L'Église catholique, en brandissant par ce Concile Oecuménique le flambeau de la vérité religieuse au milieu de cette situation, veut être pour tous une mère très aimante, bonne, patiente, pleine de bonté et de miséricorde pour ses fils qui sont séparés d'elle. À l'humanité, accablée sous le poids de tant de difficultés, elle dit comme saint Pierre au pauvre qui lui demandait l'aumône: " De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ, le Nazaréen, lève-toi et marche"(Actes 3, 6).

En considérant l'oeuvre du Concile, Paul VI disait que, à Vatican II, l'Église avait offert au monde son aide et ses moyens de salut et qu'elle l'avait fait, "d'une manière qui contraste en partie avec l'attitude qui marqua certaines pages de son histoire", en adoptant "de préférence le langage de l'amitié, de l'invitation au dialogue". Dans son discours de clôture, après avoir souligné à quel point le Concile s'était intéressé à l'homme moderne, il se posait la question:" Qu'est-il arrivé? Un choc, une lutte, un anathème? Cela pouvait arriver; mais cela n'a pas eu lieu. La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes pour les humains l'a envahi tout entier. La découverte et l'étude des besoins humains, a absorbé l'attention de notre Synode".[...]

Voilà ce que le Concile a laissé à l'Église: non seulement un enseignement qui nous conduit à plus de fraternité avec les autres que le Concile a appelé "frères", plutôt que "hérétiques et schismatiques", mais également un style pastoral qui nous fait nous pencher avec respect et compassion sur l'humain blessé et tombé au bord du chemin. Ce sont là des ferments spirituels dont notre Église a encore besoin aujourd'hui. Voilà pourquoi le Concile n'est pas dépassé, mais nous appelle encore aujourd'hui à nous convertir.[...]

(Gilles Routhier: Revue Sainte Anne, Québec, Canada, juin 2009, p. 30-31).
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MessagePosté le: 29/05/2013 18:56:53    Sujet du message: Publicité

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