Beaux textes de réflexions Index du Forum Beaux textes de réflexions
Le chemin de croix.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

LA VOCATION D'ABRAHAM (Gn chap. 12-25).

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Beaux textes de réflexions Index du Forum -> Forum de discussion -> La Bible
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Byblos2
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 12 Avr 2006
Messages: 7 770
Localisation: Québec (Canada)

MessagePosté le: 21/08/2013 19:09:59    Sujet du message: LA VOCATION D'ABRAHAM (Gn chap. 12-25). Répondre en citant

En ouvrant le chapitre 12 du livre de la Genèse, on découvre un nouveau genre littéraire: c'est une grande aventure qui nous est contée, une sorte de saga familiale qui s'étend sur plusieurs siècles et nous fait voyager dans tout le Proche-Orient au gré des déplacements des nomades et de leurs troupeaux, mais aussi, paraît-il, des ordres de Dieu. Car l'intention de l'auteur ne fait aucun doute: il a décidé d'enraciner les fils d'Israël dans la mémoire de la longue alliance que Dieu a contractée avec leurs lointains ancêtres.

Tout commence avec l'histoire d'un vieil homme, nomade, Terah, qui décide un jour de quitter sa Babylonie natale - Ur en Chaldée, précisément -, avec son fils Abraham - accompagné de sa femme Sarah- et un de ses petits-fils, Loth: avec leurs troupeaux, ils suivent la piste que l'on appelle le Croissant fertile, une longue plaine en forme de croissant, riche en points d'eau, depuis le sud-est, dans les deux vallées du Tigre et de l'Euphrate, en passant par Harrân, au sud de la Turquie actuelle, pour redescendre, au sud-ouest, vers la Méditerranée et la plaine de Canaan.

Terah meurt à Harrân et le récit se concentre désormais sur Abraham et Sarah; ils sont âgés ( 75 et 65 ans) et sans enfant. Et c'est à ce couple stérile que Dieu promet une longue descendance: aussi nombreuse que les étoiles du ciel, aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre! Vu l'âge des intéressés, cette belle promesse devrait se heurter au plus élémentaire bon sens, et pourtant Abraham prend cette parole de Dieu au sérieux. C'est pour cela que l'on parle encore de lui aujourd'hui. Sont fils d'Abraham ceux qui prennent les paroles de Dieu au sérieux, dira plus tard saint Paul.

Pour loger la nombreuse descendance en question, Dieu a tout prévu: une terre lui est destinée, la fameuse terre de Canaan, justement. Là, le bonheur attend Abraham et ses descendants: le bonheur, c'est-à-dire la prospérité, la paix, la sécurité. Et, par-dessus tout, l'amitié de Dieu. Et c'est bien là le plus étonnant de l'histoire: dans le pays d'origine d'Abraham, la Babylonie, on pense que les divinités règnent sur un territoire précis et sur ses habitants; et voici que ce Dieu jusqu'ici inconnu accompagne son nouvel ami partout et semble se moquer des frontières. Désormais, la route d'Abraham est tracée, elle le mène ver la terre promise par Dieu; nous le suivons au long des chapitres, mais la fameuse descendance tarde à venir; pourtant les deux alliés gardent le même discours, la même attitude: à plusieurs reprises, Dieu répète la fameuse promesse et Abraham s'obstine à y croire. Il a raison, bien sûr, et Isaac naît alors que son père fête ses 100 ans!

Mais l'avenir de cet enfant est des plus incertains car la coutume de nombreux contemporains d'Abraham est d'offrir en sacrifice le fils premier-né à la divinité locale: celle-ci, croit-on, récompense généralement ce beau geste en donnant de nombreux autres enfants au couple. À son âge, Abraham est-il prêt à prendre ce risque? Ce serait folie, à vues humaines, mais Abraham croit tellement aux promesses de son Dieu qu'il est prêt à tout. Le jour où Dieu lui demande "Offre-moi ton fils", Abraham croit devoir se préparer au sacrifice. Mais ce sera pour découvrir qu'il se trompe sur les intentions de ce Dieu pas comme les autres qui ne veut pas de sacrifice humain. Quand Dieu dit "offre", il ne dit pas "tue": "Ne lève pas la main sur l'enfant", dit-il. Offrir Isaac, en langage biblique, signifie simplement voir en lui un cadeau de Dieu.

En définitive, s'il fallait résumer l'aventure d'Abraham, on pourrait reprendre une phrase de l'auteur de ce récit: "Abraham eut foi dans le Seigneur et pour cela il fut considéré comme juste", c'est-à-dire bien accordé au projet de Dieu!

(Marie-Noëlle Thabut, bibliste: Revue Panorama, oct. 2009, p. 3Cool.

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 21/08/2013 19:09:59    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Beaux textes de réflexions Index du Forum -> Forum de discussion -> La Bible Toutes les heures sont au format GMT
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com