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LA MORT DE JACOB: Gn CHAP. 48-50.

 
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Byblos2
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MessagePosté le: 28/08/2013 18:54:22    Sujet du message: LA MORT DE JACOB: Gn CHAP. 48-50. Répondre en citant

On savait trop bien, en Égypte, que la famine s'était installée pour sept ans, et elle se faisait de plus en plus cruellement sentir. Pendant les premières années, la parade fut relativement facile: on achetait aux préposés du Pharaon un peu de ce grain amassé pendant les années fastes; mais un jour, outre le froment, c'est l'argent lui-même qui vint à manquer. Alors, les paysans troquèrent leurs troupeaux contre du grain: bientôt, tout le bétail d'Égypte appartint au Pharaon. Mais cela ne suffit pas encore: vint le moment où les paysans eux-mêmes perdirent leur liberté et se placèrent comme esclaves au service du Pharaon: désormais, il était l'unique propriétaire de tout le pays, de tout le bétail. C'était ainsi et il n'y avait plus qu'à en prendre son parti: que ne ferait-on pas pour survivre?

Jacob, ses fils et leur nombreuse famille étaient, eux, installés à l'écart dans le delta du Nil, dans le pays de Goshen. Joseph veillait sur eux et ils ne manquèrent de rien: l'homme qui avait sauvé l'Égypte de la famine méritait bien cela.

Jacob était depuis dix-sept ans en Égypte lorsqu'il sentit sa fin approcher. La perspective de la mort ne lui faisait pas peur, c'est le destin commun; mais il ne voulait pas être enterré en Égypte, il souhaitait être "couché avec ses pères", comme on dit là-bas. Alors, il fit appeler Joseph pour lui demander cette dernière faveur et celui-ci jura de l'ensevelir dans leur pays d'origine, près d'Hébron, au tombeau de Makpéla. C'était la sépulture d'Abraham et de Sara, d'Isaac et de Rébecca, et de Léa, la première femme de Jacob.

Enfin, avant de mourir, Jacob eut une dernière joie: Jacob vint lui présenter ses deux fils, Manassé et Ephraïm, âgés d'une vingtaine d'années. Jacob les reconnut officiellement comme ses petits-enfants, puis il les bénit, l'un et l'autre, mais, curieusement, lui qui attachait tant d'importance au droit d'aînesse, il traita le plus jeune, Éphraïm, comme s'il était l'aîné. Puis, Jacob prit ses dispositions et fit connaître à ses fils ses dernières volontés. Ce fut un long discours dans lequel les douze eurent chacun leur part de compliments - et pour certains de reproches - et surtout de bénédictions et de promesses d'avenir.

Comme on pouvait s'y attendre, Juda, le quatrième, fut traité de manière toute spéciale: déjà, dix-sept ans plus tôt, au moment de leur arrivée en Égypte, c'est à lui que Jacob avait confié la mission d'éclaireur. La tribu née de lui se vit donc promettre un avenir glorieux. Comparé à un lion indomptable, il fut assuré que le roi d'Israël naîtrait de sa descendance et que les autres tribus et les autres peuples lui seraient soumis. Les autres, y compris ses trois aînés, ne récriminèrent pas, d'autant plus que Jacob avait quelques inconduites à leur reprocher. Il leur semblait peut-être que justice était faite: n'était-ce pas lui, Juda, qui jadis avait refusé de porter la main sur Joseph? Lui encore qui avait plaidé la cause de Benjamin lorsque Joseph avait fait mine de le mettre en prison?

Son discours achevé, Jacob s'éteignit, non sans avoir loué une dernière fois le Dieu d'Israël de qui vient toute bénédiction. Alors, on l'embauma, puis une longue caravane prit le chemin de Canaan pour aller ensevelir Jacob au pays de ses pères selon ses volontés. Jacob eut des funérailles grandioses, puis on redescendit en Égypte.

C'est alors que ses autres fils furent pris d'inquiétude: Jacob parti, Joseph garderait-il la même bienveillance envers ses frères? C'était mal le connaître: il savait bien, lui, comment Dieu était intervenu pour transformer le mal que ses frères avaient cherché à lui faire en bien pour eux tous, y compris pour les Égyptiens. Son pardon était donc acquis sans arrière-pensée et les douze frères passèrent les années qui leur restaient à vivre dans la sérénité.

(Marie-Noëlle Thabut, bibliste: Revue Panorama, déc. 2010, p. 3Cool.
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